04.05.2009
et maintenant ?
Sami n'a pas fait appel parce que le contexte politique nous fait craindre une aggravation de la peine en appel. Pour autant nous considérons que cette décision de justice est scandaleuse (le montant total pourrait être énorme). C'est un message de répression financière envoyé à toutes celles et ceux qui résistent à la politique du gouvernement.
La réponse à l'injustice dont est victime Sami doit être la solidarité.
Pour le comité de soutien
Pascal Auger
Voici le texte du "deux pages" établi par le comité de soutien. On peut le télécharger ici On y trouve aussi un bulletin d'adhésion et/ou de soutien au comité à répandre, essaimer, distribuer et faire passer partout.
"Sami Benméziane, professeur des écoles à Indre (Loire-Atlantique), a été jugé coupable de « rébellion avec violence » par le tribunal correctionnel de Nantes le 10 mars 2009. Il a été condamné au pénal à 500 euros d’amende avec sursis ; sa condamnation n’est pas inscrite sur le volet 2 de son casier judiciaire. Au civil, le policier reçoit une provision de 2000 euros de dommages en attente d’une expertise et d’un jugement définitif qui pourrait augmenter considérablement cette somme. D’autre part, l’Etat demande le remboursement du salaire et
des charges pour les 206 jours d’incapacité temporaire de travail que le policier a obtenus ainsi que le remboursement des frais médicaux.
Au final, le montant à débourser pourrait atteindre les 30 000 euros, voire les dépasser.
Pour le comité de soutien à Sami cette condamnation est une injustice
Au printemps 2008, le mouvement de parents et d’enseignants-es contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale et contre le démantèlement du service public contenu dans les mesures Darcos s’amplifie en Loire-Atlantique, les actions se multiplient : grève reconductible, occupations d’écoles par les parents, forum d’information, soutien d’élus, pique-nique citoyen, nuit des écoles… Le 24 mai, plus de 15 000 personnes défilent sous la pluie dans les rues de Nantes.
Le 11 juin, une délégation intersyndicale et FCPE devait être reçue par l’Inspecteur d’Académie. Environ 400 personnes (enseignant-es, militant-es syndicaux ou associatifs, parents d’élèves et enfants…) occupent symboliquement et pacifiquement les locaux, elles ne demandent qu’une seule chose : être enfin entendues. L’intervention de la police, sans aucune sommation, n’avait pas lieu d’être : la manifestation était pacifique, rien ne justifiait la violence utilisée.
Sami n’a pas agressé le policier.
Les 28 000 signataires de la pétition savent que ce qui lui est arrivé aurait pu arriver à n’importe quel-le participant-e à cette action. Sami Benméziane est victime de la volonté gouvernementale de réprimer les mouvements sociaux. Nous continuerons à le soutenir, ainsi
que les autres militants arbitrairement incriminés un peu partout en France.
Ce procès est un procès politique."
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