31.01.2009

Vu dans Ouest France...et dans 20 minutes

Aujourd'hui Jour J-23 avant le procès (23 février)

Pétition toujours à signer : . On est à + de 25 000 signatures sur papier, à 1572 en ligne.

Ouest-France

Jeudi 15 janvier 2009
Instit' au tribunal : le soutien s'organise

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Sami Benméziane, à gauche. À ses côtés, son avocat, Pierre-Henri Marteret. Et en arrière-plan, les affiches créées pour « faire du bruit et demander la relaxe ».

Il était parmi les manifestants évacués de l'inspection académique. Il est poursuivi pour rébellion. Son comité demande la relaxe.
Depuis son interpellation, en juin, son affaire est devenue celle de nombreux syndicalistes, élus, militants associatifs... Sami Benmeziane, instituteur à Basse-Indre, comparaîtra devant le tribunal correctionnel le 23 février. Il lui est reproché d'avoir blessé le doigt d'un policier au cours de l'évacuation de l'inspection académique occupée par quelque 500 manifestants, en juin. Des faits qu'il conteste aujourd'hui.

« Vu la violence de l'intervention policière, chacun de nous aurait pu être à sa place », martèle son comité de soutien, fort de près de 500 adhésions. Et d'une pétition de 25 000 signatures. Les militants dénoncent ce qu'ils estiment être une tendance à « la criminalisation du mouvement social ». D'ici au 23 février, annoncent-ils, « on va faire le maximum de bruit autour de l'histoire. On veut la relaxe. Le but n'est pas de faire pression sur le juge. Mais de lui signifier que 25 000 personnes pensent qu'elles auraient pu se retrouver dans cette situation. »

Plusieurs temps forts sont prévus :

Vendredi 23, à la Manufacture des tabacs, soirée avec le Théâtre de l'opprimé. [mais aussi à Missillac : concert de soutien à Sami à 20h30 dans la salle de la Garenne

Samedi 31, à partir de 18 h à la salle des fêtes de Basse-Indre, meeting et concert en présence, notamment, de Dominique Noguères, vice-présidente de la ligue des droits de l'homme. À l'affiche, la Rue de la Gouaille, Nessiopa, la chorale de Trentemoult, la compagnie KLP, hip-hop...


Agnès CLERMONT.


20 minutes

Mobilisation pour l'instit d'Indre

Ça monte en puissance. Un appel à la grève va être lancé par les syndicats enseignants pour le 23 février, jour du procès de Sami Benméziane, a annoncé hier le comité de soutien de l'intéressé. Ce professeur des écoles d'Indre, âgé de 44 ans, sera ju...

Ça monte en puissance. Un appel à la grève va être lancé par les syndicats enseignants pour le 23 février, jour du procès de Sami Benméziane, a annoncé hier le comité de soutien de l'intéressé. Ce professeur des écoles d'Indre, âgé de 44 ans, sera jugé pour « rébellion », après une bousculade avec les policiers lors d'une manif enseignante contre les réformes Darcos à l'inspection d'académie, en juin 2008. Il risque pour cela jusqu'à un an de prison et une éventuelle radiation de l'Education nationale, si son administration le décide.

Depuis les faits, une impressionnante mobilisation en sa faveur s'est organisée. Une pétition a déjà récolté 25 000 signatures, et quelque 600 adhésions ont été reçues par le comité de soutien. Une campagne virale a également été lancée sur Internet, sous forme d'un « Sami Quizz ».

« Le jour des faits, tout le monde a ressenti la volonté des policiers de prendre quelqu'un pour faire un exemple », affirme Pascal Auger, président du comité de soutien. « L'idée de cette mobilisation n'est pas de faire pression sur le juge, insiste Pierre-Henri Marteret, avocat de l'instit. C'est seulement une manière de montrer qu'au moins 25 000 personnes estiment qu'elles auraient pu se trouver à la place de Sami ce jour-là. »

Guillaume Frouin

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22.10.2008

revue de presse (à compléter)

Article de Marcel Le Bronze dans l'Humanite du 24 juin en cliquant ici.

Entre deux articles, une déclaration d'Olivier Besancenot le 1er juillet 2008.

A Nantes, le mercredi 11 juin, 500 enseignants et parents d’élèves, qui avaient décidé d’occuper pacifiquement l’Inspection académique afin de protester contre les suppressions de postes et les mesures Darcos, ont été violemment expulsés par la police. Désireux sans doute de faire un exemple et de casser ainsi par la force un mouvement qui dure et se construit, les policiers ont profité de la panique ainsi générée pour embarquer sans ménagement Sami Benmeziane, enseignant, sous l’accusation d’avoir retourné le doigt d’un policier… Cette plainte, risible en d’autres circonstances, montre la fébrilité d’un pouvoir politique qui, faute de pouvoir convaincre, en est réduit aux montages policiers les plus rocambolesques, pour désamorcer un mouvement social. Après une première audition le soir même et une nouvelle garde à vue, deux jours plus tard, Sami s’est vu accusé de « rébellion et résistance violente aux forces de l’ordre ». Il sera jugé le 23 février 2009. Un comité de soutien, exigeant l’abandon immédiat des poursuites contre Sami, s’est mis en place lors d’une première réunion le 27 juin où se sont retrouvées près de 150 personnes. Je soutiens totalement la lutte du Comité de soutien et me joins à son exigence de l’arrêt immédiat de toute poursuite, policière ou judiciaire contre Sami Benmeziane.

Article du Monde du 18 07 ci dessous :

Un enseignant, héraut malgré lui de la lutte "anti-Darcos"

Soupçonné d’avoir cassé le doigt d’un policier, le 11 juin, lors de l’évacuation de l’inspection académique de Nantes investie par près de 400 enseignants, parents d’élèves et enfants, Sami Benmeziane est devenu héraut malgré lui de la lutte contre les mesures du ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos. Convoqué devant le tribunal correctionnel, en février, pour "rébellion et résistance violente à un agent de la force publique", cet instituteur de 43 ans, militant FSU, encourt un an de prison et 15 000 euros d’amende. Les policiers disent avoir en leur possession une vidéo "montrant l’instituteur aller de lui-même au contact du policier". "Toute l’accusation repose sur cette vidéo que nous n’avons pas vue", réplique Me Pierre-Henri Marteret, avocat de M. Benmeziane, qui rappelle l’abandon par le procureur de la République des poursuites pour "violences volontaires". "Je n’ai ni frappé ni insulté de policier. La blessure relève de l’accident du travail", répète M. Benmeziane, qui raconte son "interpellation de gangster" : "On était désemparé face à la tournure des événements. Je me suis retrouvé face à un policier, j’ai crié : "Arrêtez, on est là pour défendre l’école."" Ensuite ? La cohue, et le doigt cassé. Puis, en un éclair, les menottes. A Indre, commune où M. Benmeziane exerce, enseignants, parents et élus font corps. "Ce qui arrive est démentiel, indique Catherine Poquet, directrice de l’école publique Jules-Ferry. Sami est énormément estimé. C’est un bosseur, extrêmement gentil, qui n’aime pas se mettre en avant." Natif de Brest, l’instituteur est un adepte de la pédagogie institutionnelle, proche du mouvement Freinet. "Sa démarche n’est pas traditionnelle mais les résultats sont là, résume Sandrine Molé, mère d’une fillette scolarisée en CE1. Il a de l’autorité sur les enfants. Il les prend au niveau où ils sont et les emmène le plus loin possible, grâce à un parcours individualisé." "Cet homme-là est tout sauf violent, insiste Mme Poquet. Sa classe est un espace de parole permanent. C’est quelqu’un qui écoute beaucoup, qui est toujours dans la négociation." "Les autorités ont voulu faire de Sami un exemple, ils en ont fait un martyr", estime le maire (divers gauche) d’Indre, Jean-Luc Le Drenn, qui se dit persuadé que le mouvement contre les mesures Darcos "va repartir de plus belle à la rentrée".

Yan Gauchard

Bientôt : les articles de la presse régionale Presse-Océan et Ouest-France.

 

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